• Samedi 19 Juillet, j'arrive dans la vallée du Garonne ! Enfin une étape de plat. Je ne sais pas encore jusqu'où j'irai cet après midi, je verrais suivant ma progression et mes envies.
    Donc, destination Moissac pour la pause de midi. je pars vers Lafrançaise par une route large, je croise quelques cyclistes et des scouts aussi. Le relief est plutôt plat, du moins jusque l'entrée de Lafrançaise. J'entre dans le bourg par une belle cote, direction le centre ville pour acheter une carte de la région. Je passe à coté de l'église, magnifique!

    Etape 15-Molières(82)-Garganvilar(82)

    L'église de Lafrançaise, sous un ciel toujours bleu...

    Sur la place, une table d'orientation offre une vue incomparable sur la vallée de la Garonne. Oui, enfin du plat à perte de vue, enfin presque, on distingue dans le lointain les Pyrénées aux sommets enneigés. je songe depuis le départ de paris à rallier Gavarnie... Mais malgré l'avance engrangée depuis quelques jours ne me permettent pas de le faire, il y a encore trop de kilomètres à parcourir en trop peu de temps... Ca sera pour un prochaine fois.

    Etape 15-Molières(82)-Garganvilar(82)

    Le point de vue vers la vallée de la Garonne à Lafrançaise, au premier plan c'est le Tarn et au fond (à peine visibles), les Pyrénées.

    Je reprend la route de Moissac, capitale du Chasselas et ville étape du chemin de St Jacques de Compostelle, mais par la Via Podiensis, en passant par Labastide-du-Temple. La route descend au niveau de la plaine. première crevaison depuis Paris. C'est un cailloux vu à la dernière seconde, un coup de guidon pour l'éviter, mais la roue arrière passe dessus. Je m'arrête à coté d'un platane, au bord de la route. Aussitôt des cyclos s'arrêtent, et me prêtent secours, une discussion sympathique s'engage, intrigués par la remorque, ils me demandent quelques renseignements. L'un sort sa pompe, et l'autre ses démonte-pneus. Mais, le temps de sortir ces derniers, j'avais déjà retiré le pneu, verdict la chambre à air a été pincé en roulant sur le caillou. Je repars quelques minutes plus tard, ils m'indiquent le trajet à prendre pour aller à Moissac. Merci à eux, je n'avais pas imprimé cette partie du parcours.

    Etape 15-Molières(82)-Garganvilar(82)

    Le pont Canal sur le Tarn.

    Je passe aussitôt le Tarn par un pont suspendu, la rivière est large, elle vient de recevoir l'Aveyron. Et se jettera un peu plus en aval dans la Garonne. des champs de maïs à perte de vue, des pêchers aussi... Je m'arrête à Labastide-du-Temple pour remplir la gourde. Il fait déjà chaud en cette matinée, mais le relief est plus favorable, juste quelques petites côtes à peine perceptibles, même avec la remorque

    Etape 15-Molières(82)-Garganvilar(82)

    Je dépasse aujourd'hui les 1000 kilomètres depuis Paris.

    J'arrive au bord du Tarn et là, un imposant pont est comme posé sur la rivière. Il s'agit du Canal de l'entre Deux Mers, prolongement du Canal du Midi au delà de Toulouse vers l'océan. Je passe sur le pont, c'est délicat, car ce n'est pas du bitume, mais une succession de Galets, posés en vertical, résultat plein de secousses...Direction Moissac par le bord du canal, ça me rappelle l'année dernière entre Agde et Toulouse tout ça... Une belle ambiance de nonchalance se dégage, une éloge à la lenteur entre les quelques bateaux de croisières et les badauds se promenant sur les berges.

    Etape 15-Molières(82)-Garganvilar(82)

    L'arrivée à Moissac par les berges du Canal...

    La pause de midi se fera sur la place des Recollets, pendants que les chalands rangent leurs étales, en ce jour de marché. Je décide ensuite de partir en direction de Valence d'Agen, histoire de voir le confluent de la Garonne et du Tarn, à quelques kilomètres de Moissac. Sur la carte, le plan d'eau à l'air imposant...Je longe donc le canal, entre le chemin de fer, la route et les derniers hectomètres du Tarn. le chemin est toujours aussi bien entretenu, bitumé, et sans bosses. J'arrive au confluent, des escaliers avec une rampe aménagée pour les vélos me mène à un pont dont le point de vue est magnifique sur cette étendue d'eau.

    Etape 15-Molières(82)-Garganvilar(82)

    Une étendue d'eau énorme pour un confluent, une base de loisirs est même aménagée. A la droite la Garonne, et au fond, en face le Tarn.

    Le soleil m'accompagnant sur le long du parcours, je repars, à l'ombre des quelques platanes, en direction de Moissac. Je pense un temps m'arreter dans un camping de Moissac pour l'après-midi, mais l'envie de continuer à rouler est plus forte. Je reprend les berges du canal, après le pont-canal passé, une grande ligne droite à l'ombre des platanes, les quelques bateaux de croisières, et les gens venus se balader en ce samedi après midi me rappellent encore un peu plus le Canal du Midi plus très loin. Destination Castelsarrasin pour ce soir, à quelques kilomètres de là.

    Etape 15-Molières(82)-Garganvilar(82)

    Ambiance au bord du Canal des deux mers...

    Arrivé au port Jacques-Yves Cousteau de Castelsarrasin, je constate qu'un camping n'est pas très loin, à Garganvilar, après une petite pause en centre-ville, je repars en direction de Garganvilar par St Aignan. La dernière cote à la sortie de Castelferrus vers Garganvilar est dure sous le soleil écrasant. J'arrive enfin au camping, tenu par des hollandais, je suis le seul français, tous les résidents sont aussi hollandais, un camping très calme. Encore plus de 90 kilomètres parcourus aujourd'hui...

    carte de l'étape :

    Etape 15-Molières(82)-Garganvilar(82)

    Profil de l'étape :

    Etape 15-Molières(82)-Garganvilar(82)

     


    votre commentaire
  • Dimanche 20  juillet, Cette journée a une saveur un peu particulière, ce soir je serais arrivé au terme de mon périple démarré deux semaines plus tôt. Étape la plus plate du parcours, et pour cause, je vais suivre presque tout le long le canal de l'entre-deux-mers. Mais étape la plus longue aussi... Les jambes commencent à fatiguer, avec l'accumulation des kilomètres effectués depuis le début du périple.
    Donc direction St Porquier, pour rattraper le Canal. Il fait toujours aussi beau en ce matin. j'arrive au bord du canal, le chemin de halage est toujours aussi bien aménagé, en bitume, presque personne devant moi, je roule bien, souvent à plus de 30km/h. le peu de vent étant favorable.
    Peu avant Montech, le canal se dédouble...et pour cause, une pente d'eau a été aménagée pour éviter le passage successif de 5 écluses.

    Etape 16-Garganvilar(82)-Toulouse(31)

    La pente d'eau de Montech.

    Après avoir passé cet ouvrage d'art, je repars en direction de Montech à quelques kilomètres de là. Au niveau de Montech, l'aménagement s'arrête. Je suis obligé de reprendre la route en passant par le centre ville, direction Montbartier.

    Etape 16-Garganvilar(82)-Toulouse(31)

    Le pont typique de la région toulousaine, en brique de terre cuite...

    La route est n'est pas vallonnée, le vent de dos, je roule souvent au dessus de 35kms/h. Quelques cyclistes en ce dimanche matin. Dans montbartier, je ne retrouve pas la route me menant à grisolles par le canal, je me retrouve donc sur la grande route en direction de Canals. Un peu de circulation pendant quelques kilomètres et l'arrivée à Canals, la route descend ensuite vers Grisoles sous les arbres, par l'ancienne nationale. Je retrouve le canal juste avant Grisolles. Arrêt dans le village pour remplir la gourde. Je longe le canal par la route nationale, car l'aménagement n'est pas fait sur cette partie... Je passe par Pompignan et St Rustice. A St Jory, je décide de voir si le chemin de halage est praticable, bonne nouvelle! je retrouve donc le canal, avec le même calme qu'en début de matinée.

    Etape 16-Garganvilar(82)-Toulouse(31)

    L'arrivée dans la Haute-Garonne, entre Pompignan et St Rustice, le canal se trouve à droite de la ligne de chemin de fer.

    Le canal est presque rectiligne jusque Toulouse. A part quelques écluses, rien de particulier. En arrivant dans les faubourgs nord de Toulouse, je quitte le Canal pour retrouver le premier camping repèré le matin dans mon carnet, pas de chance, il est complet! direction centre ville et la place du capitole pour manger le midi.

    Etape 16-Garganvilar(82)-Toulouse(31)

    Une maison éclusière à Montech...

    J'arrive donc dans Toulouse, la Ville Rose par l'avenue des États-Unis, je fais une photo devant le panneau "Toulouse", et je repars toujours en direction du Capitole, Après le boulevard d'Arcole, je rentre dans le centre, les rues sont plus étroites, semi-piétonnes, le cœur historique de Toulouse avec la brique de terre cuite,

    Etape 16-Garganvilar(82)-Toulouse(31)

    Je pose devant l'entrée de la Ville Rose, avec le vélo et la remorque...

    Les rues ont une double dénomination, l'une en français, et l'autre en catalan. La Cité des Violettes, autre surnom de la ville, dont les influences catalanes sont bien présentes, me rappelle un peu Barcelone. La lourdeur a fait place à une certaine douceur, sous les nuages ne masquant que très légèrement le ciel.

    Etape 16-Garganvilar(82)-Toulouse(31)

    Les plaques indiquant la place du capitole...

    N'ayant pas le plan de la ville sous les yeux, j'arrive, par des petites rues sur la place du capitole Je m'arrête sur la place pour manger le midi. Un double sentiment ce midi, le premier, la satisfaction du parcours mené à son terme. Et le second, une tristesse due à la fin proprement dite de mon périple...

    Etape 16-Garganvilar(82)-Toulouse(31)

    Je pose le vélo et la remorque devant le Capitole pour manger, quelques passants ont été intrigué par l'ensemble...

    Après le repas et quelques appels à mes proches pour leur faire part de mon arrivée, je repars, en balade dans la ville, et rapidement je pars à la recherche de l'autre camping de Toulouse. Là, ca va être un peu laborieux.... le chemin de Tournefeuille n'est pas évident à trouver, surtout sans plan. Et comme il se situe à la limite de la ville, sur les plans municipaux, il n'apparaît pas systématiquement. Je le trouve enfin, avec les indications glanés auprès des passants. Après plus de 100 kilomètres effectués, les jambes commencent à me trahir, surtout avec le cumul de tous les jours....Je n'ai pas le courage d'aller dans le camping le plus proche, à plus de 20 kilomètres de là. Je décide donc d'aller à l'hôtel, dans la zone aéroportuaire de Toulouse Blagnac, le plus proche de l'endroit où je me trouve...Je demande le chemin à un couple, qui me propose de passer devant en voiture pour me guider, très gentil de leur part. J'arrive à l'hôtel, les jambes sont dures. Encore plus de 105 kilomètres aujourd'hui.

    Etape 16-Garganvilar(82)-Toulouse(31)

    Le Pont Neuf, sur la Garonne, au fond la Basilique St Sernin.

    Le lendemain, la balade dans la ville, le long le la Garonne, et autour les monuments se fait toujours sous un beau soleil. Direction ensuite la gare pour échanger le billet de train du retour. Je rentrerai le surlendemain (mardi). Je passerai ensuite l'après-midi à flâner encore un peu et ensuite, direction Roques, au sud-ouest de la ville pour aller dans le camping repéré la veille.

    Etape 16-Garganvilar(82)-Toulouse(31)

    L'hôtel-Dieu St Jacques, avec le reste de l'ancien pont sur la Garonne. Tout à gauche, le pont neuf.

    L'accumulation de la fatigue, et la douleur dans les jambes me font prendre une décision, je n'irai pas plus loin, Gavarnie et son cirque seront pour la prochaine fois...

    Etape 16-Garganvilar(82)-Toulouse(31)

    Le Stadium de Toulouse...

    La soirée au bord du fleuve, pour la dernière nuit sous la tente est emprunte de nostalgie. Le lendemain soir, je serais rentré chez moi, dans la banlieue parisienne. Pendant le retour en train, je longe a plusieurs reprises la route empruntée en vélo, quelques souvenirs reviennent...
    Je suis quand même entièrement satisfait du parcours, mené à son terme. Presque 250 kilomètres de plus que prévus, avec une semaine de moins!
    J'aurai dû m’arrêter un peu plus le long de mon trajet, mais l'envie de remonter sur le vélo pour avancer devenait presque une drogue!

    Fin du périple, démarré 15 jours plus tôt, une expérience enrichissante, de part la beauté des régions traversées, et la gentillesse des personnes rencontrés sur la route. Mention spéciale à Sophie, avec qui j'ai passée de très bons moments. Merci à tous !

    L'année prochaine je reprendrais encore le vélo et la remorque, toujours au départ de Paris, pour partir vers d'autres destinations, comme Le Pays Basque ou La Catalogne entre autres....

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique